Actualités 02 / 10 / 2021

Déco : la seconde main, une tendance durable

En déco comme ailleurs, pour être tendance, misez sur la seconde main. Dans le logement neuf, cela se confirme aussi.

S’installer dans un logement neuf n’est pas systématiquement synonyme d’équipement et de meubles fraîchement sortis d’une usine ou d’un atelier. Au contraire, pour être tendance, misez sur la seconde main.

La seconde main passe en premier

C’est un vrai phénomène de fond, porté par la vague écolo et le boom du DIY (Dot It Yourself) : la déco vintage, la vraie, chinée chez Emmaüs, dans les brocantes, ou dans le grenier de votre grand-mère… est en passe de devenir le must. Selon une récente enquête menée par Barnebys, un moteur de recherche dédié au marché de l'art, le nombre des demandes de meubles anciens a augmenté de 32 % en 2018, en particulier chez les plus jeunes, en âge d’acheter ou de louer leur premier logement. Ils se tourneraient tout naturellement vers l’ancien pour s’équiper.

La seconde main, une nouvelle façon de consommer

En témoigne non seulement le succès d’une market place comme Le Bon Coin, mais aussi la conversion de sites comme Vinted, leader parmi les applis proposant des vêtements de seconde main en France, qui propose depuis l’an dernier une catégorie “maison”, avec plus de 9,6 millions d’articles. Réparer, voire fabriquer soi-même, ses meubles et ses éléments décoratifs, personnaliser son logement avec de la créativité et de la récup, s’amuser à recycler et détourner des objets (palettes, plomberie, robinets anciens, bouteilles, etc.), c’est se placer au cœur des tendances actuelles. Voire d’une nouvelle façon de consommer.

Désormais, selon une récente enquête menée par le site de brocante en ligne Selency, la seconde main est le choix numéro un des Français* ! Et d’après un récent rapport, avec sa croissance annuelle estimée à 25%, largement portée par le commerce en ligne, ce marché « vintage » dépassera celui du neuf dès 2030 !**

Une urgence écologique

Deux millions de tonnes de déchets, 1,2 millions de meubles jetés à la décharge** : le bilan écologique de l’équipement et de l’ameublement de nos maisons est loin d’être positif. La mode actuelle pour la seconde main répond donc à une véritable urgence environnementale. Sa prise de conscience a sans doute été accélérée depuis la crise sanitaire. Si 8 Français sur 10 achètent désormais des meubles de seconde main, 50% en ont acquis davantage durant les six premiers mois de l’année 2021 que durant toute l’année 2020… et 90 % pensent en acheter encore plus l’année prochaine*. L’ère du tout jetable semble bien finie : désormais, le cycle jeter-remplacer-racheter est ringard. Au contraire, recycler, c’est le B.A BA de la « green attitude » et de la déco responsable. Mais c’est aussi un clin d’œil à des temps que les moins de 20 ans…: là aussi, la crise sanitaire a peut-être accéléré cette poussée de nostalgie.

 

Les couleurs du souvenir

Le buffet de campagne en chêne ou le fauteuil à bascule en osier, qu’on trouvait totalement ringards dans les années 90, ont aujourd’hui les jolies couleurs des souvenirs, et s’affichent chez nous comme des trophées ! Même les papiers peints à ramages ou les coloris orange et marron, très seventies, regagnent nos faveurs et nos intérieurs – attention toutefois à ne pas trop en abuser, le vintage, voire le kitsch, s’apprécient par petites touches - un seul mur tapissé, par exemple, un tabouret orange parmi les chaises d’esprit « indus »… mais pas de total look, ce serait la faute de goût !

Ce qui plaît, au-delà de la patine « vintage » et de la petite pincée au cœur, c’est sans doute aussi le naturel et la robustesse de matériaux plus « nobles ». Ainsi, les pièces maîtresses de la déco, selon l’enquête menée par Selency, sont en rotin ou en cannage pour les chaises et le mobilier, en grès pour la vaisselle, en travertin pour les tables. Raison, selon le site : leur authenticité, réconfort et durabilité.

 

La qualité paie

Les objets et meubles d’occasion sont donc perçus comme plus durables, d’un meilleur rapport qualité-prix. Et ils donnent plus de satisfaction aux acheteurs : si 40% d’entre eux se disent d’abord motivés par un coût d’achat moins élevé, 80 % d’entre eux cherchent d’abord dans la seconde main des pièces « vintage, authentiques et singulières », selon l’enquête Selency*. « Ces pièces de mobilier uniques racontent une histoire », explique Pontus Silfverstolpe, co-fondateur de Barnebys, qui ajoute : « La qualité paie, ce qui se mesure à la fois dans le porte-monnaie mais aussi sur l'impact environnemental. » En outre, comme il le fait remarquer, le marché de la seconde main s’est largement démocratisé. Il est désormais plus accessible et transparent, grâce à Internet et aux dispositifs mis en place pour assurer la sécurité des vendeurs et acheteurs en ligne. Aussi, l’acte de vendre ou échanger ses objets est devenu courant dans toutes les couches sociales. Une démocratisation et une prise de conscience écologique qui encouragent les Français à adopter de nouveaux modes de consommation. Pour leur habitat aussi, ils préfèrent désormais accomplir un acte d’achat vertueux, s’inscrivant dans la durée.

 

 

*Résultats de l’enquête Selency menée auprès de 2099 répondants en Juillet 2021

**Thredu, Resale Report, 2020.

***ADEME, Rapport annuel de la filière des déchets d’éléments d’ameublement (DEA, donnée 2018).

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